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Rouge privilège

Publié le 14 Mars 2016,

    Si un jour on m’avait dit, tu conduiras les commissaires UCI dans une magnifique Skoda rouge d’une course internationale organisée par ASO je ne l’aurais pas cru !

C’est avec joie que j’ai eu la chance de participer en tant que pilote commissaire au Tour de l’Avenir 2015 du 22 au 29 Août 2015. Un rêve de gosse ! Expérience unique, qui m’a permis de faire de belles rencontres : Bernard Hinault, Jean-François Pescheux, les membres de AlpesVélo, Direct vélo et biens d’autres… 

 

Des moments intenses et forts dans des situations de courses incroyables avec des descentes vertigineuses comme celles du Col de la Croix de Fer ou encore le Col du Mollard. Une concentration maximale car les coureurs roulent à plus de 60km/h et il y en a de partout, devant derrière sur les côtés puis pour couronner le tout le commissaire qui vous dit on va rester derrière ce premier coureur ! Naturellement tous les autres veulent revenir sur lui et le rattraper, du coup le pilote du véhicule doit avoir l’instinct d’un coureur cycliste pour éviter le crash. Garder la ligne, ne pas gêner le freinage, les courbes, les prises à la cordes, les relances etc… J’ai pris plus de confiance au fur et à mesure de la course mais j’avoue qu’au début je ne faisait pas le fier !

 

Outre ces moments intenses et tendus, j’ai pu également comprendre le fonctionnement et les tâches exécutés par l’ensemble du corps arbitral d’autant plus que certains arbitres étaient en stage d’évaluation pour être habilité commissaire UCI. Et c’est grâce à cette expérience que j’ai pu me rendre compte du travail compliqué qu’ils doivent réaliser afin de faire respecter le règlement. D’autant plus que ce règlement n’est pas simple et que bon nombre de coureurs et directeurs sportifs ne connaissent pas toutes les spécificités ! Bref ce fût un grand privilège, j’espère revivre cela bientôt… Merci

Voiture Skoda Tour de France

Poggio made in Italy

Publié le 03 Janvier 2015,

C’est sur une note de soleil et de climat méditerranéen que je décide de passer mes derniers jours de l’année 2014. C’est dans le village de Coaraze, situé à 700m d’altitude dans la vallée du Paillon, Alpes-maritines que j’héberge en compagnie de Pierre, Raph et ses parents dans une sublime villa perchée gardée par le chien Boubou ! Nos objectifs de ces 3 jours avant 2015 sont : d’atteindre le mythique Poggio en Italie et découvrir les routes de l’arrière pays Niçois et Monégasque.

Direction le Poggio en Italie.

Il est 9h dimanche 28 Décembre 2014 et nous voilà partis pour l’Italie dans l’objectif de parcourir les derniers kilomètres du mythique Milan-SanRemo.

 

Grâce à l’application Mobile Strava nous évitons les erreurs de parcours et passons la frontière  franco italienne par le col de Vescavo. Le décor est magnifique, quel contraste quand tu repenses que la veille tu étais à Paris dans cette pollution, ce stress et ce monde. Là il n’y a rien à part le soleil brillant et les montagnes à pertes de vues. C’est le « Spot ».

 

On attaque la descente vers Ventimiglia, c’est l’Italie ! Nous longeons la côte sur une magnifique piste cyclable du bord de mer très large équipée de fontaine à eau et multiples bancs. Lieu idéal pour profiter du soleil et de l’air marin, et ce ne sont pas les anciens qui diront le contraire. Pas un banc de libre : les anciens discutent et profitent de ce lieu magnifique derrière leurs lunettes de soleil et sous leurs vêtements imbibés de Coco Chanel 5 ! Oui c’est la croisette ici. On n’y parle pas la même langue mais ça ressemble beaucoup à Nice et sa célèbre promenade des anglais. Puis par surprise nous rentrons dans un magnifique tunnel aménagé en piste cyclable long d’environ 1,5km. Il est décoré tout les 100m de plaques à l’effigie des grands noms du cyclisme qui ont marqués leur empreinte sur la classique Milan-SanRemo. On y a aperçu les grands tels que : Fausto COPPI, Louison BOBET, Eddy MERCKX, Laurent FIGNON, Alessandro PETACCHI, Laurent JALABERT, Oscar FREIRE…

 

L’objectif s’approche mais nous tournons un peu en rond ! Et oui la barrière de la langue + la perte du réseau français nous obligent à improviser pour trouver le pied de ce mythique Poggio. Par hasard nous croisons un couple de cyclotouristes français qui cherche également cette bosse. Eux parlent l’italien et demande à un local qui nous dirige sur la bonne route.Et là c’est le "Spot" ! On a l’impression d’être dans la télé à 4 km de l’arrivée de cette magnifique course.

Puis c’est le retour en France ! nous suivons les panneaux –> Francia jusqu’au petit village de Coaraze par la Turbie. A l’arrivée : 185 km plus de 3500m de D+ et quelques 7h40 de sortie. Encore une belle aventure pour finir l’année.

A la craie !

Publié le 03 Septembre 2014,

Nous sommes en plein été 2014 et je m’organise pour rendre mon mémoire de fin d’année de Master 2 pour le 1er Septembre 2014 à Marne-la-Vallée. La tâche n’est pas simple, elle demande beaucoup de concentration, d’investissement et de recherche pour concevoir un travail de qualité. A peine 2 semaines de travail intensif que je ressens déjà des besoins que je qualifierais de petites faiblesses. Une envie de s’évader, se changer les idées et libérer son esprit. Des faiblesses qui me privent de créativité et je me rends compte du besoin de faire des pauses. Grand fan de cyclisme je ne peux donc, m’empêcher d’allumer la télévision en ce mois de Juillet et admirer ces coureurs, cette ambiance, cet enthousiasme autour de ce Tour de France Cycliste.

Avec le recul je me rends compte que cet évènement sportif planétaire m’a permis de me libérer pendant les rares pauses de cette cadence infernale d’écriture. J’ai donc pu à chaque fois relancer la machine après ces quelques moments d’apartés.

 

Puis un beau matin de Juillet j’apprends par l’intermédiaire d’un collègue du Vélo Club de CORBAS que l’organisation du Tour de l’Ain Cycliste Pro est actuellement à la recherche d’un « ardoisier ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est donc l’opportunité rêvée pour me changer les idées pendants quelques jours et me fixer de nouveaux objectifs quant à l’avancement de rédaction de mon mémoire mais également au partage et la mise en valeur d’une telle mission. Je dépose candidature et prends contact avec l’organisation dans la 1/2heure qui suit. Et c’est avec joie que j’apprends quelques heures après que ma candidature est retenue. Je dois donc m’occuper de préparer les affaires indispensables à ce job d’ardoisier : casques, vêtements etc… J’ai quelques craintes mais le mystère règne! Je me pose plein de questions et éprouve un très vif intérêt à vivre cette expérience inconnue unique d’ardoisier sur une course professionnelle.

 

 Nous sommes le jour J et me voilà après plus d’une heure de trajet à bord d’une voiture invitée de Peugeot Bernard piloté par un dirigeant de bourg ain cyclisme au village départ au fin fond de l’ain dans le camping de Chalain, malheureusement le temps n’est pas fameux, dommage pour un si beau lieu mais par chance nous passerons entre les goutes! Je rencontre l’ensemble des personnes avec qui je vais partager cette aventure : motards, personnes de l’organisation etc… L’ambiance est bonne et je suis suis accueillis très chaleureusement! Après un bref passage au repas je m’attelle à trouver une place dans un véhicule pour ma valise dans l’objectif de la récupérer à l’hotel à l’arrivée Puis je récupère mon ardoise mes craies mon chiffon et mon chrono et nous voilà parti en compagnie de Pierro mon motard, le plus expérimenté d’après ces collègues et le chef moto! Mais est-il expérimenté du fait qu’il ne prend pas de risques ou est-ce le plus fou des pilotes mais qui ne tombe jamais?? Je n’en sais rien d’autant plus que les motards rigole en me voyant un peu stressé ! Cette donnée ne m’a pas trop rassurée mais je n’ai pas peur de l’inconnu et lui donne ma confiance parfaite, de toute façon je n’ai pas le choix!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A peine la première information donnée j’ai hâte de recommencer et je vais être servi puisque c’est à peu près toutes les 5 minutes tous les jours que je vais annoncer un temps aux coureurs dans toutes les circonstances quelques soit le profil, le taille de la route, les conditions météo etc… Ce travail demande une grande rigueur et une capacité à agir dans des moments forts stressant en restant calme, sans paniquer tout en écoutant les informations de la course malgré les fortes sensations que procure les virages en moto. Pour résumer l’ardoisier doit être concentré sans aucune interruption du départ à la ligne d’arrivée soit plus ou moins 5 heures d’affilées  dans toutes les conditions ! J’adresse un grand merci aux personnes qui m’ont permis de vivre cette expérience.

Ardoise tour de l'Ain

C’est parti ! Nous nous rendons au kilomètre zéro et à peine quelques mètres après voici deux coureurs échappés dont Fred Brun coureur avec qui j’ai déjà  participé à de nombreuses épreuves! Ils prennent du champs, je vais devoir entrer en action! Car oui mon rôle est primordial et indispensable pour les coureurs et la course. Nous sommes sur une épreuve qui se dispute sans oreillettes du coup le seul moyen pour les coureurs d’avoir les informations d’écart est de lire l’ardoise!  J’ai donc la pression d’autant plus que si je me trompe en donnant une information je vais perdre la confiance des coureurs et fausser toute la course. Cette confiance serait très difficile à regagner par la suite! J’ai déjà vécu cette expérience en tant que coureur et je peux confirmer qu’une fois que l’ardoisier se trompe c’est fini on ne le croit plus quoi qu’il dise jusqu’à la fin de l’épreuve!! Les premières infos des écarts arrivent et je me lance à donner le premier temps aux échappées. Je me rends rapidement compte qu’il ne faut pas hésiter en écrivant sur l’ardoise sinon la qualité d’écriture est médiocre et illisible pour les coureurs! Je trouve donc la technique : le secret est d’écrire sur l’ardoise avec force et poigne en étant sur de soi! Tout comme un professeur énervé à cause de ses élèves ne comprenant rien, écrivant la correction d’un problème mathématique digne des grands chercheurs de prix Nobel!

 

Voilà l’information écrite sur l’ardoise je fais attention de ne pas effacer les données le temps d’arriver proche des coureurs et je lève l’ardoise le plus haut possible afin qu’elle soit lisible par tous !! J’attire tout de suite leur attention et me rend compte à ce moment là de l’importance de ma mission. Les regards se sont figés sur moi ! C’est une sensation très particulière d’autant plus quand ce sont les plus célèbres cyclistes comme : Perraud, Bardet ou encore Cavendish.

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